|
Commande |
Liens
|
L'pope
de Gilgamesh & Enkidu
|
Le
Mythe et la situation de base Le
mythe de Gilgamesh et d'Enkidu (ou Enkidou) se retrouve diffrentes
poques de l'histoire Msopotamienne: tout d'abord Sumer, puis
Babylone (18me et 17me sicles av. JC) et enfin pendant les
Assyriens o la bibliothque d'Assurbanipal Ninive (7me sicle
av. JC) livra des versions intressantes. Des tablettes d'argile en cuniforme
datant de ces diffrentes poques nous relatent ce mythe. L'histoire
commence Uruk, capitale de Sumer o rgne le gant
Gilgamesh qui est d'origine divine. Il a en effet dans ses veines un
sang aux deux tiers celui d'un dieu. Mais cela ne l'empche pas d'tre
sans piti envers ses sujets. Son apptit gastronomique n'a d'gal
que son apptit sexuel et son peuple ne peut plus vivre avec un roi si
turbulent. Les
dieux constatant l'tat d'esprit de Gilgamesh vont tenter de le
remettre dans le droit chemin. Pour cela le dieu Assuru va crer Enkidu,
un colosse digne du roi d'Uruk. Mais il vient la vie en pleine nature
et en passe la premire partie au milieu des btes sauvages qui le
considrent comme l'un des leurs. Mais vient le moment o il doit
accomplir son rle. A cette fin, une courtisane d'Uruk lui enseigne le
plaisir, dans le mythe il semble que cela amne Enkidu l'humanit.
Les btes ne le reconnaissent plus et le fuient. Au
mme moment Gilgamesh aperoit dans ses songes le gant cr pour
le combattre. Quand Enkidu rentre dans Uruk, le roi va sa rencontre.
Ce dernier le provoque en l'invitant l'une de ses orgies ce qui rvolte
Enkidu. Le combat s'engage main nues entre les deux hommes
antagonistes mais il s'avre qu'ils sont de force gale. Mais ils
finissent par arrter la lutte: chacun a reconnu en l'autre son gal
et de l nat une amiti qui durera toute leur vie. Ainsi Enkidu vit
quelque temps dans le palais de Gilgamesh d'Uruk.
Gilgamesh
combattant le taureau
L'pope
des deux hros Mais
rapidement, les deux protagonistes du rcit sont las de la ville.
Gilgamesh aimerait laisser son nom la postrit et Enkidu est
nostalgique de sa vie l'tat de nature. Ils dcident ainsi d'aller
dans la fort des cdres o habite le monstreux Huwawa (ou
Humbaba). Gilgamesh consulte les deux assembles de la cit qui
composent le gouvernement de la ville Sumrienne et se dirige vers le
temple pour s'octroyer la protection du dieu Shamash. Aprs s'tre
fait forger des armes leurs mesures, les deux hros s'en vont vers
la fort des cdres. La
version Sumrienne prcise que Gilgamesh et Enkidu taient accompagns
d'une troupe de cinquante compagnons. Ils arrivent enfin la fort
des Cdres o ils combattent et tuent Humbaba et ramnent les cdres
interdits. Dans une version du mythe, le dieu Shamash leur vient en aide
et met terre le monstre en dclenchant un ouragan.
Humbaba Ils
reviennent couverts de gloire Uruk. La desse Innana (ou Ishtar
Babylonne) fait des propositions Gilgamesh mais celui-ci connat sa
rputation envers les hommes et l'humilie en la rejetant. Furieuse elle
oblige le dieu Anu, en le menaant de librer les morts sur terre, lcher
le taureau cleste sur Uruk.
Gilgamesh
et la mort Gilgamesh
est ananti par la mort de son ami. Aprs avoir aperu un court
instant Enkidu des enfers lui relatant son aprs vie, il prend la rsolution
d'obtenir l'immortalit par tous les moyens. Il sait qu'un homme est
arriv ce but : Utanapishtim (aussi appell Ziusudra) qui
vit l'autre bout du monde. Pour le rejoindre il affronte toutes
sortes d'preuves et traverse notamment les eaux des morts. Aprs son
long priple, il arrive la demeure de l'immortel qui nous fait le rcit
de la plus ancienne version du dluge que nous connaissons. Mais
l'immortalit est un don des dieux et il ne peut satisfaire la demande
du roi d'Uruk. Cependant devant sa dception, il lui indique o pousse
la plante de la jeunesse. Gilgamesh la cueille mais se la fait voler par
un serpent. Nous avons ici un symbole qui explique la mue du serpent o
ce dernier semble retrouver sa jeunesse en perdant son ancienne peau. Le
roi revient bredouille Uruk mais ses preuves ainsi que l'amiti d'Enkidu
l'auront mtamorphos. Ce n'est plus le tyran d'autrefois, il sera
revenu plus sage de ses voyages et aura compris que chaque homme doit
finir par accepter sa mort. Quand la sienne propre lui ouvrira les bras
et qu'il passera en enfer, les dieux en feront un juge des mes dans le
monde des morts. |